jeudi 24 avril 2008

Presse

Parfois en lisant la presse on tombe sur ce genre d'article trouvé dans le Monde d'aujourd'hui et rédigé par Alexandre Billette.
Je les trouve particulièrement intéressant pour deux raisons :
Premièrement ils sortent du vrombissement quotidien et assourdissant tournant autour de la politique et des très graves problèmes que notre malheureuse et fragile société travers sans cesse.
Et puis deuxièmement, ils montrent avec brio à quel point l’irrationel peut perfois prendre les commandes. Ce petit élément qui peut faire qu’à un moment donné, la réalité perd pied alors que pourtant non, c’est bien vrai, tout est vrai.
Concernant cet article en particulier, tout semble sorti de l’imagination anarchique et dévorante d’un écrivain et l’allusion à Kafka est évidemment excellente. Imaginez : un président mégalomane d’un pays nommé la Kalmoukie (c’est déjà un poème en soit) et qui fait construire un quartier dans sa capital qu’il dénomme Chess City (avec statues représentant des pièces de jeu) et qui assure avoir été enlevé par des extraterrestres mais que grâce à eux maintenant son pays est protégé grâce à un champ de force spéciale.
Et on ose dire que les scénaristes d’Hollywood inventent n’importe quoi…..

mardi 22 avril 2008

Peinture

Barnett Newman (1905-1970)


Ornement VI
1953
Barnett Newman


Il est toujours un peu ridicule de vouloir présenter un peintre, qui plus est lorsque celui-ci opère sur des toiles grands formats, par l’intermédiaire d’un blog. Car comme le dit très justement Sophie Richard dans son excellent article consacré à l'artiste « aucune reproduction ne peut rendre ce que l'on ressent face à un Newman qui "marche". Le format, les couleurs, la texture, tout ce qui peut produire un effet physique sur le visiteur n'y figure pas. »
Lorsque l'on sait l'importance que Newmann attachait à ce rendu physique, à cette perception sentimentale qu'il voulait transmettre à travers ses oeuvres, les représentations microscopiques que proposent les versions numériques paraissent presque incongrues.
Moins connu que Rothko mais s’inscrivant dans la droite ligne des expressionnistes New-yorkais et du Colorfield painting notamment, Barnett Newman mérite néanmoins d’être connu par tous les passionnés de couleurs. De nombreuses ébauches de biographies lui sont consacrées sur internet et il est possible de croiser une grande partie de ses tableaux sur la toile c’est pour cette raison que je ne m’aventurerai pas dans un resucé moyen de ce qui a déjà été dit par des spécialistes éclairés. Mais si vous aimez la couleur et que vous êtes sensible à ce que peut évoquer l’abstraction en peinture, alors Barnett Newman est un peintre avec lequel vous passerez un agréable moment.



Adam
1951
Barnett Newman

vendredi 18 avril 2008

Ciné


A bord du Darjeeling Limited
Real. Wes Anderson

L’histoire délicieusement désabusée de trois frères, embarqués par le plus âgé d’entre eux dans un voyage mystique à travers l’Inde. Cette chronique éminemment loufoque nous conduit avec esprit et drôlerie le long d’une voie ferrée sur laquelle les trains peuvent se perdre, des trains bariolés aux ambiances d’épices, peuplés de créatures divines et de contrôleurs tout droit sortis d’un roman du dix-neuvième siècle.
C’est donc à bord de l’un d’eux, le Darjeeling Limited que nous propose d’embarquer le réalisateur Wes Anderson. Diffusant autour de lui un air nonchalant mâtiné d’une pointe de dandysme bon enfant, le film mélange avec brio superficialité et profondeur spirituelle. Une vraie réussite à apprécier sans limites.

jeudi 17 avril 2008

Sans commentaire.

« Les artistes sont de moins en moins réticents [à associer leur image à une marque]. Ils sont plus éduqués à la réalité du marché. Je suis persuadé qu’il y a moyen de faire de belles opérations sans vendre notre âme au diable. »
Cette phrase est à attribuer à Julie Nollet qui travaille semble t il chez Universal. Je la tire d’un article du 20 minutes d’aujourd’hui.

mardi 15 avril 2008

Lecture



Les miscellanées de Mr. Schott
Ben Schot
Ed. Allia

Parce qu’il faut bien débuter par quelque chose et que c’est souvent le plus dure, j’ai choisi de consacrer le premier article de ce blog à ce livre épatant que sont Les miscellanées de Mr Schott. Pourquoi ? Plusieurs raisons à cela.
Tout d’abord c’est un concentré de tout, de rien, d’articles nécessaires et totalement futiles, de renseignements cruciaux et complètement inutiles. En effet ces miscellanées sont une suite, sur cent soixante pages environ donnant lieu aussi bien à l’inventaire des degrés de la franc-maçonnerie, qu’à la recette du cocktail nommé Seabreeze, qu’au référencement des caractéristiques des billets en euro en passant par la liste des pop stars prématurément décédées et allant jusqu’à l’explication du mot Arobaze. Le tout sans autre ordre que le hasard.
Pour n’importe qui, ce livre est donc parfaitement jubilatoire. En plus de la surprise permanente de la découverte, s’ajoute une le plaisir des choses futiles mais aussi de trouver enfin la réponse à ces questions que l’on se pose parfois en ce promettant de chercher plus tard la réponse sans jamais le faire.
La seconde raison qui me fait choisir ce livre pour débuter ce blog est que c’est un bel objet. C’est réellement un bel objet. Simple, avec des couleurs sobres, imprimé sur un papier ivoire épais, on prend un vrai plaisir à le regarder et à le toucher.
Cet ouvrage est donc la jonction du légèrement utile et de l’intensément agréable et c’est tant bien que mal, ce que je vais tenter de faire ici.